Compte-Rendu
NANCY VB - PRVB

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Article paru après le match

Un détail qui change tout

NANCY. C'est peut-être une vulgaire faute de position qui va ouvrir les portes de la Pro B au Nancy Volley. Certes, d'ici la remise des récompenses, le 12 mai prochain, les hommes de Pierre Angély auront encore cinq rudes combats à mener. Cependant, c'est vraisemblablement grâce à cette erreur de benjamins que le Nancy Volley peut encore aujourd'hui espérer rejoindre le monde professionnel. Rappel des faits.

Comme on pouvait le prévoir le Plessis-Robinson mène la vie dure au «  six » nancéien. Avec déjà la première manche en poche, les troupes de Frédéric Guermeur viennent de gâcher leur quatrième balle de set (28 partout). C'est finalement au tour des locaux de disposer d'une balle d'égalisation quand le sifflet du second arbitre se fait entendre. Celui-ci sanctionne une faute de position des Robinsonnais sur la ligne arrière. Une décision juste mais dont les visiteurs ne se remettront jamais. A quoi tient une rencontre.. ?

Dans les tribunes, Michel Hentzen, le président maxévillois, pouvait enfin respirer après avoir connu des minutes angoissantes. Ainsi, dès le coup d'envoi, il devait constater que, malgré la victoire à Brive, ses joueurs conservaient encore quelques séquelles de son terrible passage à vide (4 revers consécutifs). A l'image de Libom, le fer de lance de l'attaque lorraine, qui vendangeait. Avec des statistiques indignes de son niveau (2 fautes au service, 4/8 en attaque), le Camerounais stigmatisait à lui seul les difficultés nancéiennes. Incapables d'écraser le moindre smash, les Jarvillois se retrouvaient à la merci d'un trio Le Rouzic-Lamy-Ben Boubaker incisif (11-15 puis 11-18). Malgré un Damas Dor des grands soirs, le Nancy Volley voyait le contre robinsonnais prendre une nouvelle fois le dessus au filet (21-25). Pouvant disposer d'un tandem de défenseurs hors-pair (Ben Boubaker et Tuil), le Plessis continuait à donner la leçon à leurs hôtes. Le Rouzic réceptionnait parfaitement les boulets de canon de Libom avant d'enchaîner victorieusement dans les airs (6-9). Pierre Angély, qui avait lui aussi enfiler le bleu de chauffe, pouvait commencer à se faire quelques cheveux blancs surtout que Libom restait toujours aussi muet (4/9 en attaque). Cependant, à l'image de sa saison, le Plessis, après avoir évolué sur un nuage, commençait à bégayer dans son jeu. Guillery et Demésy profitaient des espaces pour contenir les banlieusards parisiens (22-22 puis 28-30). Sonnés par la décision de l'arbitre, les Robinsonnais s'éteignaient les uns après les autres alors que Libom retrouvait sa verve (9/11 en attaque). La voie royale était tracée. Le Nancy Volley n'avait plus qu'à dérouler...

© L'Est Républicain - 01.04.2007

 

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Article paru avant le match

Gare au coupeur de têtes

NANCY VOLLEY MAXÉVILLE/JARVILLE (3e, 34pts) - PLESSIS-ROBINSON (7e, 32pts), ce soir (20 h 30), au gymnase Martiny à Nancy.

NANCY. Pas de doute, le Plessis-Robinson est une équipe de qualité. Pour s'en rendre compte, il suffit de jeter un bref coup d'oeil à son tableau de chasse. Vannes (1er), le Nancy Volley (3e), Conflans (4e) et Brive (6e), sont quelques-unes des victimes des Robinsonnais. Excusez du peu ! Certes, les plus tatillons pourraient arguer que le Plessis a battu tous ces cadors dans son antre et qu'à l'extérieur le bilan des hommes de Frédéric Guermeur est plutôt maigrichon (deux succès à Strasbourg et à l'ASUL Lyon). Il n'empêche que l'on ne s'offre pas par hasard le scalp de ces candidats déclarés à la montée. La méfiance sera donc de mise pour des Nancéiens qui viennent de stopper à Brive une inquiétante hémorragie. « On est encore en convalescence », convient d'ailleurs Jean-Michel Lebars, le libero maxévillois. « Certes, ce succès en Corrèze nous a fait du bien au moral. Tout comme le retour de nos blessés. Mais il faudrait absolument enchaîner avec une seconde victoire pour être un peu plus confiant ». Jean-Michel Lebars s'apprête donc à croiser de nouveau le fer avec Frédéric Guermeur, son premier entraîneur, et ancien coéquipier à Rennes (N2). Si le Plessis a quasiment assuré son maintien, les banlieusards parisiens ont, a priori, pris un malin plaisir à endosser le costume d'arbitre en cette fin de championnat. Le leader vannetais l'a appris à ses dépens le week-end passé. « Mon groupe est malheureusement trop inconstant », regrette Frédéric Guermeur. « On peut battre tout le monde mais on peut aussi s'incliner devant n'importe quelle équipe de la poule ! Cette irrégularité nous pénalise. Et pour l'instant on ne peut pas viser une place dans le quatuor de tête, ce qui était pourtant notre objectif de la saison. Il nous faut même encore une victoire pour assurer définitivement notre avenir en N1. Cependant, on a conscience que l'on peut être les trouble-fête de cette fin de championnat d'autant que l'on va encore en découdre avec Nancy, Castres et Maromme ». Battu à l'aller par Frédéric Guermeur et ses « boys » (3-1), le Nancy Volley n'a, quant à lui, plus le droit à l'erreur pour espérer monter à l'échelon supérieur. « Pour mettre Nancy en danger, il faut être capable de s'opposer à Serge Libom », affirme le coach robinsonnais. « Le pointu camerounais est un des cinq meilleurs attaquants de N1. Il ne faut absolument pas lui permettre de faire ce qu'il veut ». A bon entendeur...

Absent : S. Wenzel (dos).

L'Est Républicain - 31.03.2007