|
|
Article paru après le match
LAPICQUE est décidément magique et BOUNASSER ne l'est pas moins. Une nouvelle preuve en a été administrée hier soir et au terme d'une rencontre superbe, le SA SPINALIEN a ouvert victorieusement sa campagne à domicile.
D'entrée, SNAJDER créait la surprise en incorporant le doyen BOUNASSER dans son six de départ. Il est vrai que le quadragénaire bondissant connaît les lieux comme sa poche. Pendant les premières mesures, Plessis Robinson fit illusion en menant 5 – 3 mais un ace de KICIAK sonna le retour spinalien et dès lors avec «Boun» et BRANKOVIC s'entendant comme larrons en foire, le SA Spinalien prit les devants 14 – 11 / 18 – 12 et 21 – 18. La fougue de PREVEL et les excellents services de SCHLIENGER firent une illusion un moment, le temps pour les parisiens d'égaliser à 21. Simple illusion car un contre de SANNY Ali et deux attaques de «Boun» mirent fin à ce premier acte.
Le second fut particulièrement serré jusqu'à 13 – 13, chaque équipe tentant d'imposer à l'autre l'épreuve de force. C'est Plessis qui semble devoir y parvenir puisque sous l'impulsion de l'ancien international LE ROUZIC, il prit trois points d'avance à 16 – 13 qu'il conserva jusqu'à 21 – 19.
Le SAS termine en fanfare
Qu'a dit alors SNAJDER à ses hommes lors du temps mort ? Nul ne le sait. En tout cas, il sut motiver, puisqu'au retour sur le terrain, une attaque de JUREK sonne le retour explosif des locaux. Les parisiens soudain inquiétés ne purent que constater les dégâts. 25 – 23.
Les spinaliens connurent alors le relâchement classique du 3ème set et permirent à la bande de GUERMEUR d'engranger une avance suffisante 8 – 4 puis 12 – 7 pour voir venir. Jamais le SA spinalien ne fut en mesure de contrarier ce qui allait être l'unique accessit accroché par les franciliens.
En effet, KICIAK remettait le turbo d'entrée de 4ème manche par des frappes puissantes. Comme en défense ses coéquipiers ramenaient des ballons brûlants, Plessis Robinson ne put que constater les dégâts : 8 – 4. Il s'agissait de gérer, BRANKOVIC sut distribuer les ballons avec une vivacité qui mit CORNET et JUREK en évidence et crucifia un adversaire qui céda aux vieux démons de l'énervement. Même SCHLIENGER et LE ROUZIC y allèrent de leurs couacs.
A 17 – 12, la messe était dite et tourne à la punition, LAPICQUE pouvait exulter, ses favoris lui ont donné bien du plaisir. SNAJDER a permis même au cadet Christophe Noël son entrée en jeu et «Boun» sortit sous les clameurs.
Un gros bras est tombé à EPINAL. Quelque chose nous dit que ce n'est pas le dernier.
Frédéric GUERMEUR - Libéro et entraîneur du Plessis Robinson : «Nous avons fait une prestation honorable mais je regrette surtout notre fébrilité en fin de set qui nous coûte notamment le second et sans doute le match, car dans la dernière manche nous avons complètement craqué même si j'ai un bon banc, il me manque un KICIAK pour assurer les points».
Gordan SNAJDER – Entraîneur d'EPINAL «je suis satisfait de voir les garçons s'arracher sur les points décisifs. Face à une formation plus forte que nous sur le papier, c'est notre mental qui nous a fait triompher. Contrairement à la semaine passée j'ai choisi de faire débuter «Boun» pour sécuriser la réception et donner plus d'expérience à l'équipe face à Plessis Robinson qui n'en manque pas avec ses trentenaires talentueux».
Christian NOEL(Président d'EPINAL) «Il y a une magie qui opère à LAPICQUE, c'est indéniable. Je suis content que cette équipe attachante réussisse ce premier tour de force, je suis persuadé qu'il y en aura d'autres».
LA LIBERTE DE L'EST – Edition d'EPINAL – 1er octobre 2006