Compte-Rendu
PRVB - STADE ATHLETIQUE SPINALIEN

N1 M - Plessis Robinson - Stade Athlétique Spinalien 3/0 : 27-25 25-23 25-21
Samedi 27 janvier - Espace Omnisports - 20 heures

La fève pour le PRVB

Samedi soir, l'espace OMNISPORTS avait fière allure, les supporters du Plessis-Robinson Volley-Ball ont répondu présents. Il faut dire que l'affiche est alléchante et la galette l'est tout autant. Le PRVB reçoit EPINAL, une équipe solide conduite par Gordan SNAJDER qui compte dans ses rangs quelques joueurs au talent reconnu. Le 29 septembre 2006, notre équipe avait cédé sur le parquet de LAPICQUE, enregistrant sa première défaite de la saison et nos robinsonnais étaient apparus, dans la presse locale, comme des spécialistes de l'illusion.
Cette rencontre donne donc à nos joueurs l'opportunité de démontrer qu'ils sont les magiciens de l'Espace OMNISPORTS.

On sait depuis la reprise et notamment le déplacement alsacien que le duo Julien LAMY - Florent GUILLOSSOU est affûté, que Gwen LE ROUZIC mène sa troupe de main de maître et qu'il peut compter sur un Fabrice GAMBIER particulièrement performant.. Côté spinalien, Gordan SNAJDER doit, tout comme Frédéric GUERMEUR, jouer avec les indisponibilités du moment mais il dispose d'une formation qui reste performante où l'expérience est alliée à la jeunesse.

A 20 heures, le maître de cérémonie est en chaise et son adjoint est prêt, que le spectacle commence.

Le premier point de la rencontre est significatif, EPINAL est au service, Gwen d'une réception parfaite sert Cédric LOGEAIS qui envoie Florent GUILLOSSOU au Zenith et ça claque, c'est lourd ... très lourd… et qui vient derrière pour le deuxième ? Julien LAMY qui y met toute sa détermination. Le ton est donné, EPINAL bénéficie de quelques imperfections au service, courbe l'échine mais reste à flot. Florent mène les débats et Joël HOUNOUPKE vient transpercer un bloc solide formé par BRANKOVIC et ALI Sanny renvoyant les équipes sur le banc : 8 - 6. Dès la reprise, Julien LAMY enfonce le clou, ROBERT et son libéro ne peuvent que constater les dégâts. C'est NOEL, côté spinalien, qui sonne le temps de la riposte et un ace plus tard l'égalité s'affiche 9 - 9. Le combat entre les deux formations a bel et bien commencé. Noureddine BOUNASSER qui s'était montré discret jusqu'alors va se positionner en véritable patron menant la charge et donnant l'exemple à ses coéquipiers. Julien CORNET trouve Gwen et Florent sur sa route mais ne se décourage pas et revient en première ligne. Julien et Florent poursuivent leur matraquage et Gwen intervient judicieusement. 16 - 14. Frédéric GUERMEUR qui a repris son maillot de libéro profite du moment pour mobiliser ses troupes. Fabrice GAMBIER distille un ace de sa fabrication, Gwen pousse une balle morte qui termine sa course entre les lignes vosgiennes. Sanny ALI passe en force et aidé par NOEL, il permet aux hommes de SNAJDER de rester au contact et même mieux puisque les visiteurs reviennent à 1 point. C'est le moment choisi par Julien LAMY pour nous offrir quelques tours de passe-passe répondant à BOUNASSER qui fait toujours de la résistance. La fin de set est palpitante avec une égalité à 24 - 24 ; tout est envisageable. EPINAL prend la main mais Florent et Julien s'opposent 25 - 25 puis Florent y va seul pour le 26ème et c'est le capitaine du Plessis qui jettera le trouble dans les rangs vosgiens pour le 27ème. Les visiteurs surpris ne peuvent s'organiser et sont sanctionnés logiquement après une 4ème passe.

Le deuxième set débute sur une attaque de CORNET à laquelle Fabrice GAMBIER s'empresse de répondre. Les robinsonnais se montrent conquérants et même si JUREK pointe son nez pour épauler son camarade, ils ne peuvent rien pour l'heure, face à la dynamique des locaux 8 - 4. Le Plessis se détache de manière significative ; Sanny ALI et Predag BRANKOVIC ferment la porte à Julien LAMY à deux reprises, Cédric décide de faire pencher la balance et sert judicieusement Florent toujours aussi efficace. EPINAL doute et SNAJDER le sent, il demande un temps mort 11 - 6. Les vosgiens cherchent des solutions pour arrêter l'adversaire et pensent trouver la parade au bloc, la stratégie paie, Gwen se heurte à BRANKOVIC et ALI puis Florent est stoppé par BOUNASSER et BRANKOVIC. La méthode est efficace et alliée à quelques bidouilles, elle permet à EPINAL de grapiller quelques points pour revenir à 2 points du Plessis. 16 - 14. Joël HOUNOUPKE profite de ce moment pour faire parler de lui et Florent joue avec les mains de CORNET. On se dirige vers une fin de set tranquille mais c'est sans compter sur ce diable de BOUNASSEUR qui en véritable commando ne veut pas en rester là. Il est de tous les coups et utilise tous les moyens pour s'imposer, il tire son équipe de toutes ses forces et il faut toute la lucidité de Joël et de Florent pour ne pas se laisser prendre à ce jeu qui devient dangereux 24 - 23. Sanny ALI sonne le glas d'EPINAL et offre le set sur une faute directe.

La troisième manche tiendra ses promesses, je profite un peu du spectacle et je lâche le stylo pour assister au bras de fer qui se déroule devant moi, le temps d'une superbe attaque de Julien LAMY aux 3 mètres, d'un ace de Fabrice GAMBIER, d'une canonnade de Florent GUILLOSSOU suivie d'un nouvel ace de Gwen. BOUNASSER pour EPINAL se montre toujours aussi vaillant 8 - 6. Le stade SPINALIEN n'a pas dit son dernier mot et profite de d'une balle non franchie et d'une mésentente en défense des locaux pour recoller à 10 - 10. La tension est palpable, Gwen s'arrache, BRANKOVIC est sanctionné pour un porter, Fabrice GAMBIER se fait passeur pour Florent puis le rejoint pour un bloc sur BOUNASSER et Julien ne voulant pas être en reste sur ses aînés passe au service et justifie de son titre de meilleur serveur en Espoirs (coupe de France 2006), plaçant un très bel ace. Cette fois, EPINAL baisse la tête 16 - 12. A la reprise, le PRVB cherche à porter l'estocade, la réception vosgienne n'est plus qu'un pâle souvenir, la fin de set appartient au Plessis. Joël HOUNOUPKE creuse un peu plus l'écart et avec la manière s'il vous plait. Julien LAMY s'offre une attaque avec un angle de fou du "lourdingue mon petit… du lourdingue" et les deux derniers points appartiendront au duo de la rencontre pour le 24ème pour Julien LAMY et la balle de match revient à Florent GUILLOSSOU.

Les deux formations ont gratifié le public d'un beau spectacle.

Le Plessis Robinson Volley-Ball s'impose dans son Gymnase 3/0 et c'est bon pour le moral mais avant de rejoindre la salle de réception pour déguster la galette. Petit hommage à Nourredine BOUNASSEUR : le joueur d'EPINAL, né en 1958, reste un exemple sur le terrain par son engagement, sur le banc pour sa camaraderie et fait encore pâlir les défenses adverses. Chapeau monsieur BOUNASSER.

Pour l'Entraîneur Vosgien, la clé de la rencontre fut la réception défaillante de son équipe qui a laissé aux robinsonnais toute latitude pour faire le jeu. L'excellente prestation de GUILLOSSOU et LAMY est à souligner.

Le PRVB va se préparer pour une rencontre qui devrait tenir ses promesses puisque le prochain déplacement nous amènera dans les terres du président VIOLETTE à BRIVE LA GAILLARDE (la bien nommée). Le club corrézien avec un effectif restreint et une volonté farouche fait une superbe saison, battu au PLESSIS ROBINSON lors du match aller. BRIVE est une équipe difficile à négocier dans son gymnase. Un beau défi pour les robinsonnais.

Philippe

------------------------------
Article paru après le match

VOLLEY-BALL – NATIONALE 1

LES SPINALIENS DOIVENT REAGIR.

Les hommes de Gordan SNAJDER se sont sèchement inclinés (0 – 3) hier dans l'antre de Plessis-Robinson.

Conscients de l'importance de réussir une bonne performance face à une formation naviguant dans le ventre mou du classement, les spinaliens mettaient beaucoup d'intensité dans leur jeu en début de rencontre.

Ils se heurtaient toutefois rapidement à un adversaire également déterminé à pratiquer un volley-ball offensif et les deux équipes se livraient un véritable mano à mano au tableau d'affichage (11 – 11). Le duel devait en fait se prolonger durant tout le premier acte, LAMY répondant aux puissants smasches de JUREK et ALI (21 – 19). Les coéquipiers de BRANKOVIC se faisaient toutefois distancer durant les ultimes échanges (24 – 22) et malgré quatre balles de set sauvées, ils ne pouvaient empêcher les joueurs des Hauts de Seine de s'octroyer l'acte initial. (27 – 25).

Dans la foulée, les franciliens se détachaient en début du deuxième set (7 – 3). Particulièrement mobiles, ils alternaient les attaques puissantes et les balles placées pour demeurer aux avants postes (5 – 10). Les Spinaliens s'avéraient alors nettement plus présents au bloc, parvenant même à combler en partie leur retard (21 – 17). Malgré une bonne prestation de BOUNESSER en poste 4, les parisiens obtenaient trois nouvelles balles de set (24 – 21). Et si les hommes de Gordan SNAJDER en sauvaient à nouveau deux, les joueurs du Plessis Robinson devaient finalement faire le break sur une faute de filet d'ALI.

Dos au mur, le SA SPINALIEN tentait bien de trouver des failles dans la défense adverse mais les vosgiens se heurtaient à une équipe du Plessis Robinson bien organisée défensivement et ne parvenaient pas à faire la différence. Ils allaient même connaître quelques problèmes en réception laissant une fois encore les parisiens s'installer aux commandes du match (15 – 11). Visiblement fébriles, BRANKOVIC et ses partenaires commettaient alors des fautes directes, tandis que le bloc parisien fonctionnait parfaitement.
Malgré les efforts visibles pour inverser la tendance, les vosgiens ne devaient pas parvenir à se remettre sur de bons rails. S'inclinant finalement sur un dernier smasche de GUILLOSSOU, au grand regret de Gordan SNAJDER.

«Ce résultat est réellement décevant car sur les deux premiers sets, nous avions une carte à jouer Il nous a manqué un brin de réussite et la réception a été bien trop moyenne durant toute la rencontre» concluait le technicien vosgien.

Article du 28 janvier 2007 – LA LIBERTE DE L’EST - Edition EPINAL