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Article paru après le match
NANCY. C'est un gros « ouf » de soulagement qu'ont poussé les Nancéiens alors que Libom libérait les travées du gymnase Jacquet sur un ultime smash. Car le Plessis-Robinson a prouvé hier soir qu'un grand club ne mourrait jamais. L'ex-pensionnaire de Pro B, qui faisait partie du gotha du volley français dans les années 80-90, a obligé le SLUC Nancy à sortir le bleu de chauffe. Des Nancéiens qui, grâce à ce succès, conservent toujours l'espoir d'accéder à l'étage supérieur.
Mais on comprend désormais mieux pourquoi Marseille, l'ogre de la poule, a galéré pour arracher les deux points sur le parquet du Plessis-Robinson. Une formation qui vaut bien mieux que son classement actuel. Et il est à parier que si Gambier, l'ancien champion de France avec le Paris Volley en 2000, n'était pas blessé, les banlieusards parisiens seraient en haut de l'affiche. Tant mieux pour le SLUC qui a de nouveau signé un match de haut vol. Une rencontre où tous les observateurs présents ont pu constater la valeur du collectif de Pierre Angély. Car si jusque-là, on mettait logiquement le talent de Serge Libom en avant, force est de constater que le SLUC ne repose pas uniquement sur les performances de l'international camerounais. En effet, face au Plessis, le pointu du SLUC est rapidement apparu dans un mauvais jour. Les fautes inhabituelles de Libom faisaient le jeu des Robinsonnais. Le « six » de Guermeur affichait même de grosses ambitions. Sous la férule de son chef d'orchestre Logeais, les visiteurs perforaient le block jarvillois (10-13). Malgré quelques apparitions de Fouda et de Demésy, le SLUC subissait la loi d'une formation des Hauts-de-Seine diablement séduisante.
Et même si le Plessis devait attendre sa cinquième balle de set pour conclure la manche, on pouvait se faire quelques soucis sur l'issue de la rencontre (27-29). Car les hommes d'Angély ne parvenaient pas à stopper les vagues robinsonnaises (6-6). L'entrée de Tamra changeait la donne. Signant son entrée par quelques contres fracassants, le Marocain rassurait les fans du SLUC. D'autant que Chatel lui emboîtait le pas (15-13). Guillossou et Ben Boubaker ne passaient plus pour le plus grand dam de Guermeur (25-21). Mais rien n'était fait car le « six » du Plessis est un véritable compétiteur. Ainsi, telles des sangsues, les visiteurs marquaient à la culotte leurs hôtes (10-9). Chatel, Dancot et Tamra avaient beau se déchaîner au-dessus du filet, le Plessis restait toujours à l'affût du moindre faux-pas des Nancéiens. Les Universitaires avaient la bonne idée de ne pas laisser la moindre ouverture aux Robinsonnais (27-25). Dans ce nouveau match de Coupe, le SLUC voulait absolument éviter le tie-break. Pour cela, Dancot sortait la boîte à contres alors que Libom assurait quelques diagonales (14-13). Le Plessis jetait toutes ses forces dans la bataille. Mais dans ce terrible bras de fer, il était le premier à craquer (25-19).
L'Est Républicain du 26 mars 2006
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Article paru avant le match
Un
monument à Nancy
Avant
la phase retour des play-offs, le SLUC Nancy a l'occasion de décrocher
un succès de prestige sur l'un des clubs historiques de l'Hexagone.
SLUC NANCY/JARVILLE (5e, 13pts) - PLESSIS-ROBINSON (8e, 10pts), ce soir (20 h 30),
au gymnase Jacquet à Nancy.
NANCY. Ne vous y trompez pas ! Ce n'est pas parce que le Plessis-Robinson ferme la marche dans ces play-offs de N1 que la formation des Hauts-de-Seine est à prendre à la légère. Bien au contraire. Il faut dire que les Robinsonnais portent un maillot chargé d'histoire. Ainsi, pendant de nombreuses années, le Plessis-Robinson a tenu le haut de l'affiche en N2 (la seconde division de l'époque). Les banlieusards parisiens ont même été demi-finalistes de la Coupe de France en 1982 avant de retrouver la Pro B en 1996.
Certes, depuis cette date, l'équipe fanion du club robinsonnais a traversé une période difficile. Mais ses dirigeants ont continué à former des jeunes. Et ce n'est donc pas un hasard si le Plessis-Robinson a retrouvé cette saison sa place en N1. Un résultat logique pour un club qui a vu 22 internationaux porter ses couleurs au cours de leur carrière à l'image de l'attaquant de Cannes, Philippe Barca-Cysique, champion de France en titre. Voilà donc les troupes de Pierre Angély prévenues. Pour ne pas hypothéquer leurs chances d'accéder à la Pro B, les Nancéiens devront absolument montrer le même visage que celui qui leur a permis de s'imposer au Kercado de Vannes (1-3). La moindre déconcentration pourrait être fatale au SLUC surtout qu'en face, le Plessis-Robinson dispose de quelques vieux briscards. A commencer par l'expérimenté Cédric Logeais, ancien pensionnaire de l'élite, qui se charge de la distribution. D'ailleurs, lors de la première journée des play-offs, les protégés de Frédéric Guermeur avaient obligé l'ogre marseillais à sortir le grand jeu pour s'imposer (28-30, 25-23, 28-30, 23-25). « On avait bien entamé cette seconde partie de saison avant que l'équipe ne se démobilise », explique le coach robinsonnais. « Ainsi, on reste sur deux ''tôles'' à Saint-Louis et devant Villefranche. J'espère que mes joueurs auront repris un peu du poil de la bête pour ce déplacement en Lorraine ». Avec le maintien déjà en poche (ce qui était l'objectif de la saison), le Plessis n'a plus grand-chose à espérer. « Attention à ne pas les sous-estimer », coupe Pierre Angély, le coach du SLUC. « Ce sont des combattants comme ils l'ont démontré devant Marseille. Il ne faut donc pas prendre ce match à la légère. D'autant qu'il est possible qu'au terme de ces matches aller, six formations se retrouvent à la seconde place derrière les Phocéens. Le championnat serait donc complètement relancé avant notre déplacement ô combien important au CNVB ».
L'Est
Républicain du 25 mars 2006