Laon pris à froid
Bloquées deux heures dans les bouchons franciliens, les Laonnoises ont, samedi soir, totalement raté leur entame. « On est arrivé à 19 h 45 en ayant accumulé beaucoup de stress sur le trajet. Bien sûr, la préparation et l'échauffement ont été réduits à presque rien. Nous n'étions pas psychologiquement dans de bonnes conditions pour débuter ce match », expliquait le coach Eric Samyn.
Ainsi, les Axonaises subissaient le jeu des filles des Hauts-de-Seine qui voyaient le duel service-réception tourner en leur faveur. Et comme les Laonnoises avaient de surcroît beaucoup de mal à finir les points, les locales remportaient le premier set (25-17).
Tie-break frustrant
Plus stables dans le jeu, les Picardes prenaient confiance dans le deuxième set. Elles étaient même en tête jusqu'au 20e point mais plusieurs fautes directes permirent alors à Plessis-Robinsons VB de recoller et, surtout, de l'emporter (25-22).
Au pied du mur, Laon se devait de réagir. En étant plus agressives, plus respectueuses des consignes aussi, elles empochaient en toute logique le troisième (25-16), puis le quatrième set (25-21).
Un renversement de situation qui laissait augurer le meilleur pour le tie-break. "On a malheureusement connu de petites difficultés collectivement. On a pris deux-trois points de retard et nous n'avons jamais réussi à recoller", lâchait Eric Samyn suite à la perte de ce set (15-7).
De quoi nourrir de sérieux regrets pour le coach Laonnois qui estimait que ses protégées « s'étaient fait surprendre par une équipe difficile à jouer à domicile qui défend bien et qui fait peu de fautes ».
L'Union - Lundi 30 novembre 2009
---------------------------------------------------
Classique de banlieue

Laurent et Laon à l'épreuve francilienne.
L'explication promet d'être chaude ce soir (20h30) dans la salle du Plessis-Robinson entre les Franciliennes qui ne comptent que deux défaites (Clamart et Argenteuil) et les Laonnoises, qui, elles aussi, comptent deux revers (Levallois et Rixheim, ce dernier sur tapis vert suite à un litige administratif faisant l'objet d'un recours).
Si le Plessis-Robinson était appelé au début de son existence, « petit paradis de Robinson », les Franciliennes, animées de grandes ambitions, feront tout pour faire du bref séjour des Axonaises un enfer.
Mêmes intentions côté Laonnois puisque les partenaires d'Aline Demazure ne se déplaceront pas dans cette agglomération des Hauts-de-Seine, l'une des plus fleuries d'Europe pour offrir des fleurs à leurs rivales. « Le Plessis-Laon, l'affiche est un grand classique mais en Ile-de-France, les équipes se renouvellent très vite . Et on ne reconnaît jamais grand monde », explique la capitaine, dont l'effectif évoluera au complet.. « Tout le monde est en forme et l'on bosse. Nous sommes très cool, ce qui ne veut pas dire que l'on « s'en fout». Nous voulons monter », argumente-t-elle , moral gonflé à bloc.
« Blindées »...
Et de poursuivre : « Les baisses de moral sont rares chez nous. Il faut dire qu'après ce que nous avons vécu la saison précédente, nous sommes blindées ».
De toute évidence, la solidité du mental constituera un atout de poids pour les Laonnoises d'autant que l'amalgame est parfaitement réalisé entre « les anciennes » et les « jeunettes » du groupe, parmi lesquelles Julie Mota, de plus en plus en confiance, et Mélissa Henry, qui semble avoir franchi un palier au poste de centrale.
L'Union - samedi 28 novembre 2009
|