Finales Cadets à Castres

L'Analyse de Fred

Bravo à tous les joueurs de l’équipe des cadets non seulement pour leur place sur le podium de la coupe de France (3ème) mais aussi et surtout pour les évolutions individuelles qui ont permis au collectif de se transcender et de constituer un groupe uni et solidaire.

A titre d’exemple Rémi n’est pas seulement demeuré le leader d’attaque mais s’est aussi imposé comme un joueur très polyvalent et surtout a prouvé tout au long de la compétition qu’il pouvait assez naturellement se lâcher,exulter et montrer davantage ses émotions; une attitude à adopter à l’avenir, même à l’entraînement, pour progresser plus rapidement et devenir un joueur plus fort, reconnu et craint par les adversaires ;par ailleurs il aurait mérité, sans aucune discussion, le titre de meilleur attaquant pour l’efficacité affichée sur tous les matchs; enfin bravo garçon, ta maman peut être fière de toi.

Quincy s’est lui aussi imposé comme l’un des meilleurs passeurs du tournoi (sinon le meilleur sans chauvinisme aucun) par un jeu à la fois régulier,propre,précis, intelligent et lucide; d’autre part son état d’esprit irréprochable fait de lui un garçon charmant et explique son énervement suite à l’injustice de la demi-finale (une faute d’arbitrage sur la balle de match les prive de finale). J’ai vraiment découvert un mec bien !

Félicitations bien entendu à Ludo pour le titre amplement mérité de meilleur joueur de la phase finale récompensant l’ensemble de son œuvre et la débauche d’énergie pour emmener l’équipe vers le haut,même dans les moments difficiles.

Tous les joueurs ont travaillé dans le même sens,apporté leur pierre à l’édifice et ont su se dépasser, se faire violence,s’accrocher, se libérer pour transformer une équipe un peu effacée en un collectif soudé avec une vraie âme. Je n’oublie absolument pas les remplaçants qui ont joué leurs rôles et ont été très positifs.

Je vous félicite à nouveau et vous remercie pour vos belles phrases sur la casquette.

Bravo aussi à l’entraîneur-manager Martin pour l’investissement et le sérieux durant toute la saison malgré des conditions pas toujours évidentes(très peu d’occasions de travailler avec le groupe entier) et ses qualités de gestion de groupe lors de la phase finale.

J’ai une pensée également pour les organisateurs à Castres qui nous ont accueilli avec beaucoup de gentillesse et de disponibilité.

Enfin énormes félicitations à tous les parents qui ont obtenu le titre complètement justifié de meilleur public de ses phases finales.

Ils ont animé tous les matchs,constituant une véritable fanfare digne des meilleurs groupes de supporters de PRO A et ont vraiment permis aux jeunes de jouer dans des conditions magiques pour se sublimer. Une magnifique chorégraphie magistralement orchestrée par Julien Favier dans les tribunes a contribué à l’ambiance survoltée de chaque match.

Pour terminer un grand merci à toutes les personnes qui se sont occupés de Lilou avec une mention spéciale aux deux nounous Chantal et Jocelyne.

Une très belle compétition qui restera un très bon souvenir

FRED

 

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Le récit de Patrick

Une si belle aventure pour un podium

Je garderai en tête une salve d’exceptionnels moments durant ces finales. Ces finales ont été le rendez vous d’un public nombreux et passionné, d’un rassemblement national dans la joie et la fête, 3 jours d’échanges, de rencontres et de découvertes des autres dans ce sport.
BRAVO à POITIERS pour ce titre de champion
Maintenant parlons de nous ou de vous les mômes du PRVB.
Après 7 heures usantes et fatigantes et sans fin de transport, nous arrivons à CASTRES pour le début d’un long combat. Notre premier adversaire, c’est TOULON. Epouvantail de la 1ère phase car n’ayant consenti qu’un seul set à tous leurs adversaires. La magie, la science des entraineurs MARTIN et FRED déclenchèrent chez nos jeunes un tsunami de services gagnants, smatchs et autres actions décisives qui laissèrent TOULON en rade……avec 2 sets secs dans la valise.
Encore fallait-il confirmer contre BORDEAUX ce qui était le gage d’une présence certaine en demi finale.
Grosse tension dans ce gymnase où l’ambiance monte au rythme des tambours et de grosse caisse ROBINSONNAISE. La pression est énorme pour nos enfants et les coaches. Le premier set est une formalité, une répétition du matin; la tornade jaune et noire balaye les GIRONDINS sur un cinglant 25-14. Le second set décisif et annonciateur de demi-finale est des plus disputés ; il faut se battre avec cœur et courage pour l’emporter 25-20.
Le PLESSIS est en demi. Quel bonheur !!!!! La plupart des pronostics nous envoyaient dans les profondeurs de cette poule. Quel pied, c’est de la balle ………
Nos enfants sourient, rigolent, chantent, dansent et sautent autour de JULIEN extraordinaire maitre de balai.
La jeunesse est belle ….. le sport est roi …. et le volley magique.
Le lendemain matin, le soleil est au rendez-vous tant à l’extérieur que dans nos têtes puisque nos jeunes exécutent POITIERS sur un cinglant et sans appel 2-0 révélateur de l’ambition cannibale que leur ont fait naître MARTIN et FRED.
L’après midi, le ciel nous tombe sur la tête. En effet, il faut la décision d’un petit homme en blanc, trop sur de lui, qui sur cette balle de match gagnée par le PLESSIS voit une faute de fil. Que seul lui voit de notre coté. Il nous a tous exécutés, joueurs, entraîneurs et parents, volé notre plaisir et notre bonheur si justement et âprement gagné.
L’ouragan de la défaite balaie nos petits hommes, après une Tie Break perdu 15-10. CAGNES est en finale.
Le PLESSIS est meurtri, après tant d’efforts, de sueur, de larmes et de souffrance à l’entraînement, les portes de la finale que l’on s’était ouvertes avec brio, nous les prenons en pleine gueule pour rester sur notre « cul » incrédule devant cette fin si injuste.
Quelle désillusion. On a le cœur serré. Cela fait mal de voir nos enfants pleurer, cela fait mal de voir QUINCY révolté, cela fait mal d’entendre parler d’injustice par son fils si heureux jusqu’à présent.
Maintenant il faut vite reconstruire, on pense à demain, on pense au podium et là tout le club répond présent. Tout le monde se mobilise.
On cherche des conseils chez les plus expérimentés que sont MARIE et BIBI. Les parents font le tour de leurs enfants (excusez-moi, de leurs joueurs), les réconfortent et les motivent. Les entraineurs tels de super nanny trouvent les bons mots qui font plaisir à entendre et prodiguent comme de savants médecins une ordonnance « GLACE CHANTILLY » le soir à une heure avancée dans un café de CASTRES qui a su se révéler une thérapie salvatrice.
En effet, le lendemain matin l’épouvantail TOURCOING jamais vaincu, est balayé par la tornade du PLESSIS 2-0 et PANG……. On remet les pendules à l’heure.
ENORME. Le PLESSIS-ROBINSON est sur le podium, 3eme de cette compétition ô combien relevée.
Ce groupe de gamins a relevé ce dernier défi qui bien sûr a amené, certes plus de regrets dans la course dans la quête du SAINT GRAAL qui laissera un souvenir énorme plein de promesses d’avenir pour tous les acteurs.
Encore un grand merci pour ces moments vécus et partagés.
Faites et faisons que l’avenir nous en offre d’autres.
Tous motivés comme nous l’avons été je suis sûr que l’avenir du PRVB est rayonnant.

A BIENTOT

Patrick Malaquin

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En route pour la magie « Coupe de France »

Il était une fois une bande de petits cadets robinsonnais (hum, petits ?) qui s’engageait sur le chemin de la Coupe de France de Volley-Ball et qui ne rêvait que d’une seule chose : aller au bout du voyage. Mais 98 équipes adverses poursuivaient le même rêve …
Et les parents du Plessis-Robinson dans cette fabuleuse histoire … ?

Dimanche 21 octobre 2007 , début du rêve : le parquet de l’Omnisports s’apprête à recevoir le 1er tour de la Coupe de France cadet de volley-ball.
L’aventure commence alors pour Martin et ses jeunes avec un groupe « spécial Coupe de France ». En effet, certains d’entre eux évoluent en championnat régional (des cadets 2e année avec Yassine, Jérémy, Pierre, Johann, aux cadets 1ère année avec Ahcène, les deux Thomas et Steven) ; cette équipe est renforcée par Ludo (N2), Rémi (R2), Quincy et Romain, les quatre hôtes du pôle espoirs de Châtenay-Malabry. Toutefois pour cette rencontre, Johann et Yassine, blessés, resteront sur le banc …
Pour ce 1er tour, Le Plessis reçoit donc l’Union Sportive de Villejuif et l’Isle Adam F.V.O.
Bien entendu, les supporters robinsonnais répondent « présent » et se retrouvent dans les tribunes pour encourager leur équipe préférée. C’est l’heure des retrouvailles pour certains tandis que d’autres font connaissance. Ce sera pour nous aussi, les parents, le début d’une superbe aventure même si pour certains, nous nous retrouvons chaque dimanche matin pour accompagner les jeunes et les encourager lors des matches du championnat régional.
11h00  : les jeunes investissent le terrain tandis que l’organisation bat son plein : notre Christine nationale, aidée précieusement par Paulo, descend l’eau aux équipes, prépare le café, la buvette, … Noémie s’installe à la table de marque, Camille quant à elle prend possession du tableau d’affichage, les reporters préparent leur matériel, les supporters révisent, voire apprennent leurs chants, préparent le buffet et l’apéro (eh oui, il faut bien ça !) et s’apprêtent à encourager leurs p’tits chéris (le Président comprendra …).
12h00  : l’arbitre siffle le coup d’envoi de cette belle aventure et nous sommes loin d’imaginer à cet instant présent qu’elle se poursuivrait jusqu’aux phases finales.
Le 1er match oppose Le Plessis à Villejuif puis à l’Isle Adam F.V.O ; les robinsonnais terminent 1ers de leur poule, après avoir gagné leurs deux matches 2 sets à 0.
Comme le dira si justement Gilles dans son compte-rendu, il n’est pas possible de porter un jugement sur l’équipe ainsi constituée tant le niveau de cette journée aura été facile.
ET D’UN TOUR
Naturellement, nous avons tous hâte d’être au prochain.

Les semaines passent, les entraînements s’enchaînent, les parents s’organisent et le dimanche 11 novembre, les jeunes se retrouvent pour le 2e tour, direction Pontault-Combault en Seine-et-Marne où ils affrontent l’équipe locale et Vernon Saint-Marcel.
Le rendez-vous est donc donné sur la très célèbre place Woking et en route pour ce 2e tour avec une motivation affichée de la part des jeunes. La Seine et Marne, ce n’est pas si loin et nous nous retrouvons vite les uns sur le terrain et les autres dans les tribunes, plus motivés que jamais.
Les thermos de café apparaissent comme par magie, suivies des fameuses chouquettes de Patrick M. (rien que pour ça, je suis toujours présente !!!). Il faut bien ça pour encourager les jeunes. Suivront ensuite la charcuterie, les bouteilles de vin, les baguettes de pain tout juste sorties du four, le gâteau de Carole, …
Pour ce 2e tour, Martin doit se priver de deux joueurs qui sont blessés : Thomas M. qui souffre d’une tendinite au genou et Romain d’une périostite.
A 12h00, comme c’est la règle, l’arbitre annonce le début des hostilités et Pontault-Combault entre dans la lutte contre le Plessis qui gagne ce match 2/0.
Après l’effort, le réconfort ! Heureusement, les jeunes sont sérieux, eux ! Ils se contenteront d’un petit sandwich entre les deux matches, histoire de reprendre des forces avant le match contre Vernon Saint-Marcel qu’ils remporteront 2/0 dans la foulée.
1er de la poule, le Plessis se qualifie donc pour le 3e tour. Le niveau de cette journée se révèle moyen et pour reprendre de nouveau les termes de Gilles, il est encore difficile à ce stade de la compétition de se faire une idée sur l’équipe du Plessis.
Ce sera toutefois l’occasion pour Martin de faire tourner son effectif dans ces deux confrontations.
ET DE DEUX …
Mais c’est encore passé trop viteet nous avons déjà tous en tête le prochain tour du 2 décembre.

En attendant, les jeunes continuent de travailler à l’entraînement tandis que les parents (surtout Gilles sans vouloir balancer !), plus passionnés que jamais, sont scotchés à leur clavier, sur le site de la FFVB, pour surveiller les tirages du 3e tour … Et le 19 novembre, fin du suspense et de l’angoisse : la FFVB annonce la couleur : le Plessis se rendra en Normandie (à Coutances) le dimanche 2 décembre pour y rencontrer le SC Coutançais et l’entente Rezé/Saint-Nazaire/Léo Lagrange Nantes/Riaillé.
Les choses sérieuses vont pouvoir commencer … Serge, notre président adoré, organise de suite le transport, l’option train étant préférée. Il nous réservera même un wagon spécialement pour le PRVB (photo à l’appui), quelle classe !

Dimanche 2 décembre, pour le 3e tour, Martin nous donne rendez-vous de bon matin à la gare Saint-Lazare. Nous sommes tous encore une fois sur le pied de guerre avec, il faut l’avouer, quelques angoisses dans la tête et dans le ventre, surtout face à cette équipe de Loire-Atlantique composée des meilleurs joueurs de quatre clubs du département.
Les portables sont du voyage, ce qui permet aux joueurs de regarder un DVD, histoire de passer le temps. Dans la correspondance qui nous emmène à Coutances, les estomacs crient famine, ceux des joueurs naturellement ! Ludo et Rémi, comme à l’accoutumée, montrent l’exemple. C’est la fête avant l’heure dans le train d’autant que Gilles nous avoue très timidement que c’est son anniversaire. 30 ans, ça se fête alors le message est passé auprès des jeunes avec pour consigne d’offrir à Gilles, comme cadeau d’anniversaire, la qualification pour le 4e tour ! Mais naturellement, même sans cet argument, la motivation est plus forte que jamais côté robinsonnais …
Il est 12 heures passées, nous arrivons à Coutances et une bénévole du club vient très gentiment nous attendre à la gare pour nous conduire au gymnase. Le 1er match est en cours et oppose Coutances à l’Entente Rezé/ Saint-Nazaire … Nous nous installons dans les tribunes, la pression monte, les joueurs observent leurs futurs adversaires. Les parents, quant à eux, ne font pas leurs fiers et sont tendus devant le spectacle en cours et ce qui attend leur équipe dans un futur proche.
L’équipe de Loire-Atlantique s’impose finalement 2/0 et les robinsonnais entrent en lice pour affronter les vainqueurs.
Pour ce 1er match, Martin aligne l’artillerie lourde. Cette stratégie s’avère payante puisqu’elle permet au Plessis de s’imposer dans le 1er set 25-15. Le 2e set s’avère plus difficile mais les parents sont là et c’est au son des « c’est-y pas beau ça », « allez, Plessis, tes supporters sont là » et autres encouragements bien de chez nous que le Plessis arrache le 2e set 27-25. Et d’un match.
Les parents, soulagés du résultat de cette 1ère confrontation, s’organisent autour d’un prestigieux pique-nique, à l’initiative de notre futur cascadeur en chef : Patrick M. La fidèle glacière dévoile ses fabuleux trésors pour le repas bien mérité des supporters …
Le match contre Coutances verra l’entrée en matière de quelques remplaçants. Après un 1er set bien accroché remporté finalement par les robinsonnais (26-24), les normands baissent les bras dans la 2e manche, permettant ainsi au Plessis de s’imposer 25-16 et de finir 1er de sa poule, ce qui n’est pas négligeable à ce stade de la compétition.
La joie et le soulagement se lisent sur le visage des robinsonnais. C’est donc dans la bonne humeur, après un goûter gentiment offert par le club de Coutances, que nous reprenons le chemin de la gare. Une heure à patienter avant de prendre l'autorail jusqu'à Caen et Gilles bichonne ses p’tits chéris en leur concoctant de bons sandwiches.
ET DE TROIS … Ouf !

De retour en terre francilienne , les pronostics pour le 4e tour vont bon train avec Gilles comme chef d’orchestre ! Chacun y va de ses calculs, de ses prévisions, de ses paris … « Nous allons sûrement aller dans l’est », « peut-être en Bretagne », « et pourquoi pas le Nord ? », … En fait, la FFVB nous délivre de nos angoisses le 17 décembre en nous annonçant ce 4e tour : c’est donc chez nous, à l’Omnisports, que nous recevrons le 6 janvier nos adversaires : Tourcoing VB L.M. et le VB Pfastatt.
Comme l’annonce Gilles immédiatement sur le site, c’est une « poule de ouf », c’est du « très lourd » qui nous attend. Mais même pas peur … Quoique … C’est le dernier week-end des vacances de Noël (vacances pas toujours reposantes, entre les fêtes, les stages, ….) et il va être difficile de réunir l’équipe complètement pour préparer ce 4e tour.
Nous apprenons entre-temps qu’un généreux mécène se propose d’équiper les jeunes pour la Coupe de France en les dotant d’un survêtement Puma (comme celui de l’équipe N1), moyennant toutefois une modeste participation financière de chaque joueur. Nous espérons alors de tout notre cœur que les joueurs pourront porter ce survêt bien au-delà du 4e tour. Pascal et Chantal, responsables des équipements au club, mettent très rapidement la machine en route pour recevoir dans les délais les fameux survêts aux couleurs du Plessis.
Les jours passent et c’est avec la tête dans ce 4e tour que nous passons les fêtes de fin d’année …Et en ce 31 décembre à minuit, en plus de la bonne année, de la bonne santé, du bonheur, etc, … c’est également bonne chance que nous souhaitons aux joueurs pour la Coupe de France.

 Le dimanche 6 janvier arrive … et avec lui, son lot d’incertitudes, de doutes et d’angoisses ! Certains d’entre nous sont pessimistes (là, je ne balance pas mais ils se reconnaîtront !). Alors, par l’intermédiaire du site, nous faisons appel à tous les supporters robinsonnais pour qu’ils remplissent les tribunes de l’Omnisports.
Et ils répondent « présent » le 6 janvier pour le 4e tour ! Est-ce pour les cadets ou pour les canadiennes de Sherbrooke venues également encourager le Plessis ?
10h00 : les joueurs du PRVB, qui ont revêtu pour l’occasion leur survêt Puma, sont déjà sur le terrain tandis que les supporters robinsonnais s’organisent autour du rite dominical : le café et les chouquettes. Il ne faut pas déroger aux traditions, ça porte malheur et nous les parents, nous pouvons être parfois de véritables fétichistes surtout lorsque c’est la Coupe de France !
Côté terrain, Paulo assure comme d’habitude : l’eau pour les équipes, la feuille de match, …
Les nordistes de Tourcoing arrivent ; nous souhaitons la bienvenue aux Ch’tis qui arrivent ach't'heure at’barraque du Plessis aveuc leur carrette. Ils investissent le terrain et les deux formations vont pouvoir en découdre.
A 12h00 tapantes, le sifflet de l’arbitre déclare la cérémonie ouverte ! Martin s’entoure de deux adjoints : les coaches canadiens de Sherbrooke, rien que ça ! Cap’tain Ludo et ses moussaillons se mettent à l’œuvre mais la tâche va s’avérer difficile puisqu’ils perdent le 1er set 22-25. Martin opère quelques changements dans son six de base pour le 2e set mais malgré cette nouvelle configuration, le Plessis s’incline de nouveau dans cette 2e manche (21-25). La déception s’affiche sur les visages robinsonnais et chacun y va de son conseil et de ses encouragements pour remonter le moral des troupes. Mais ce sera de très courte durée, le Plessis sachant rebondir et trouver la motivation nécessaire dans ces moments difficiles.
Les Tourquennois, dans l’euphorie de ce 1er match gagné, remportent dans la foulée leur match contre Pfastatt et finissent 1ers de la poule. Le match Plessis – Pfastatt sera donc décisif pour poursuivre l’aventure en Coupe de France. Mais nous pouvons compter sur les jeunes et sur le public, déchaîné dans les tribunes !
Ludo parle aux joueurs dans les vestiaires, Martin fait quelques ajustements dans l’équipe et c’est parti pour la 2e rencontre de la journée. Le 1er set est remporté par le Plessis 25-21 qui continue sur sa lancée en empochant le 2e set 25-19.
Le Plessis, en terminant 2e, se qualifie donc pour le 5e tour de la Coupe de France. Sur le terrain mais aussi dans les tribunes, ce sont la joie et le soulagement qui prédominent.
Ce sera hélas pour Romain la fin de l’aventure en Coupe de France puisque souffrant depuis le début de la saison d’une périostite, il décidera plus tard de rejoindre son île natale de Nouvelle-Calédonie.
ET DE QUATRE ….
On revient de loin mais bon, faut toujours y croire !

Ce 5e tour , nous ne disposons que de trois petites semaines pour le préparer puisqu’il est prévu le 27 janvier. Alors, impatients comme jamais de connaître les adversaires et le lieu des hostilités, les parents reprennent les paris. Qui a déjà reçu ? Qui est arrivé 1er au tour précédent ? Mais je reste persuadée que côté joueurs et coach, les mêmes questions occupent les esprits … Nous sommes tous d’incorrigibles passionnés, c’est comme ça !
Mais le suspense sera de courte durée puisqu’une semaine plus tard, le 14 janvier, la Fédé met en ligne les tirages du prochain tour. Merci internet …. Et là, ô surprise, la magie « Coupe de France » a opéré et nous envoie chez les Bretons rencontrer l’AS Cesson Saint-Brieuc et le VBC Landouge Loisirs. Gilles s’empresse d’en faire l’annonce sur le site.
Cesson Saint-Brieuc, nous les avons déjà rencontrés mais Landouge, c’est la grande inconnue … Alors, curiosité oblige et encore une fois, nous nous précipitons sur le web pour prendre connaissance de leurs résultats au tour précédent : ils ont battu Eaubonne (que nous connaissons bien) et ont été éliminés au 5e tour l’an passé. Ouh, ça craint mais nous y croyons tout de même ; nous avons confiance en la détermination de notre équipe.
Devant jouer le 1er match et les horaires de train ne nous permettant pas d’être présents à temps, nous décidons de partir en voiture. Les parents s’organisent et Gilles, Patrick M., Patrick R et Chantal acceptent de prendre leur voiture pour accompagner l’équipe et les supporters. Pendant ce temps, Serge, notre président, s’occupe de réserver l’hôtel. Tout est fin prêt pour ce 5e tour.

Samedi 26 janvier , la Bretagne nous attend et plus précisément, Saint-Brieuc. Nous nous retrouvons tous en début d’après-midi à l’Omnisports et c’est parti pour ce 5e tour.
Quelques heures de route plus tard, nous voici sur les terres bretonnes avec en point de mire le gymnase de Beaufeuillage où nous serons accueillis le lendemain matin.
Parvenus à l’hôtel, les joueurs se répartissent dans les chambres, s’installent tandis que les parents (Martin aussi !) arrosent l’arrivée du groupe au champagne. Ensuite direction pizzeria où les jeunes font honneur aux pizzas (Ludo, je ne vous raconte même pas tout ce qu’il a mangé …). De retour à l’hôtel, Martin réunit le groupe une dernière fois avant d’envoyer tout le monde au dodo. Mais certains parents (Chantal en tête), incorrigibles, profiteront d’un moment d’inattention du coach pour aller faire la fête en centre ville et là, je ne me souviens plus de la suite …
Dimanche matin 27 janvier  : après un réveil musculaire, les jeunes se ruent sur les croissants, tartines, jus d’orange, yaourts et autres trésors ! Et les moins jeunes les suivent dans cette quête matinale ; c’est qu’il faut prendre des forces, nous devons tous assurer, les uns sur le parquet, les autres dans les tribunes alors … c’est du sérieux le p’tit déj !
10h30 : rassasiés comme jamais (sauf Ludo !), nous prenons le chemin du gymnase. Nous sommes les 1ers sur place mais les jeunes de l’AS Cesson Saint-Brieuc ne tardent pas à arriver.
Les robinsonnais prennent possession du terrain, s’étirent, s’essaient à l’attaque puis au service tandis que les parents testent le meilleur banc, scrutent l’adversaire, préparent leur appareil photos et révisent leurs gammes et leurs chants de guerre !
Nous retrouvons également notre cher arbitre qui avait déjà officié voici quelques années, le 1er février 2004, lorsque nos jeunes, alors benjamins, se rendaient avec Wandrille à Saint-Brieuc pour le 4e tour de la Coupe de France y rencontrer le Goëlo et Tourcoing. Ludo, Ahcène, Johann, Jerem et Steven faisaient déjà partie du groupe … Que le temps passe vite !
Mais bon, revenons au présent …
12h00 : notre cher arbitre invite les équipes sur le terrain, Ahcène endosse le maillot de libéro et c’est parti pour la 1ère rencontre de la journée : Cesson Saint-Brieuc / Plessis. La machine robinsonnaise se met tranquillement en route et gagne la 1ère manche 29-27. Martin secoue ses troupes qui remportent le 2 e set 25-22. Et d’un match dans la poche.
C’est donc le temps de reprendre des forces et Patricia, dans une salle gentiment prêtée par les bretons, se hâte de tartiner ! Les ogres vont arriver … Côté parents, on se laisse pas abattre non plus, le foie gras faisant partie du voyage.
45 minutes plus tard, légèrement rassasiés, les jeunes retournent au combat pour un match finalement moins relevé. Tout juste avant le début de ce 2e match, nous avons le plaisir de voir arriver in extremis la maman et le frère de Quincy, venus spécialement pour encourager le Plessis avant leur retour en Nouvelle-Calédonie. Merci à eux !
Le VBC Landouge Loisirs sera mangé 0/2 par les ogres robinsonnais.
Le Plessis, après avoir remporté ses deux matches 2/0, termine 1er de la poule et se qualifie pour le 6e et dernier tour de la Coupe de France.
Après les salutations distinguées, les jeunes se ruent vers les sandwiches ; nous devrons faire plusieurs haltes durant le retour pour rassasier les ventres de certains (Ludo, Rémi, Thomas S., …). Une pensée particulière à Patrick et Patricia qui, à proximité du Mans, ont réussi l’exploit de faire fermer une aire d’autoroute. Bravo ! L’avenir nous le dira, mais Patrick ne fait jamais les choses à moitié : prix de la meilleure cascade à Castres ! Désolée Patrick mais il fallait que ça se sache …
ET DE CINQ
Le rêve prend forme … Les vents marins ont soufflé, générant une motivation sans faille dans la tête des robinsonnais, à l’origine d’un phénomène sans précédent qui déclenchera quelques semaines plus tard les foudres de la tornade jaune et noire.

Nous sommes le 27 janvier mais que le temps va nous sembler long jusqu’à ce 6e tour, prévu le 16 mars ...
Ce n’est pas la peine de se précipiter sur internet, la Fédé va prendre son temps pour les tirages. Pour les pronostics, il ne nous reste plus qu’à faire le tour des équipes restant en lice, soit 13 au total avec le Plessis, puisque l’entente Rezé/Saint-Nazaire/Léo Lagrange Nantes/Riaillé a été réintégrée en Coupe de France. Gilles avance le nom de Firminy. Secrètement, j’implore le dieu du volley pour que ce dernier tour ait lieu au Plessis puisque je suis retenue ce jour-là pour mon travail, ce qui me permettrait ainsi de regarder un match pendant ma pause.
Mais Gilles, pour une fois (!!!) ne s’est pas trompé. Je pense qu’il a des indics à la Fédé ou des pouvoirs surnaturels puisque le 15 février, nous apprenons qu’effectivement, le Plessis ainsi que Cagnes se rendront à Firminy, dans la Loire, pour le dernier tour de la Coupe de France.
C’est aussitôt la ruée sur le site de la SNCF pour connaître les horaires, les tarifs, … car nous devons communiquer à Serge les parents qui seront du voyage afin qu’il réserve les billets au plus vite.
De plus, le Club de Firminy annonce sur son site cet événement et invite tous les supporters à venir encourager leur équipe. Nous avons donc intérêt à être nombreux et à faire du bruit !
Les vacances d’hiver approchent à grands pas et là encore, stressés comme jamais, nous espérons que les chanceux qui partent au ski ne rentreront pas blessés, de même que ceux sélectionnés en stage.
Le 10 mars, les cours reprennent et pas de blessés. Ouf d’autant que le 6e tour, c’est pour la fin de la semaine.
A la reprise, tous les joueurs sont mobilisés ; Rémi rejoint Ludo en N2 lors de la dernière journée de championnat, Martin organise un entraînement avec quelques joueurs de l’équipe N1 et des ateliers spécifiques sont mis en place. Il n’y a plus qu’à ….

Dimanche 16 mars (encore de bon matin), la gare de Lyon accueille les robinsonnais pour la dernière ligne droite.
Une fois installés dans le TGV, jeux de carte, DVD, MP3, livres, …. apparaissent pour laisser la place un peu plus tard au café, aux traditionnelles chouquettes, puis aux sandwiches et ……. au champagne ! Ils ne s’en font pas ces parents pendant que moi, je m’ennuie à mourir dans mon bureau de vote (eh oui, c’est le 2e tour des élections municipales) et suis désespérée de ne pas être du voyage !
Le groupe arrive enfin sur place et découvre le gymnase. Pas très grand, pas de tribune, des chaises sont installées tout autour du terrain. Ça ne vous rappelle pas quelque chose ??? Notre cher gymnase Henri Wallon ? Les parents accrochent leur banderole « Allez Plessis »
L’équipe s’installe pour regarder le 1er match : Firminy / Cagnes. C’est l’occasion de découvrir les adversaires et je peux vous garantir que le Plessis est attentif aux moindres faits et gestes !
Les supporters ont répondu présent dans chaque camp et font du bruit ! Mais nous, nous avons Jean-Marc (venu pour l’occasion de sa Haute-Savoie) qui, avec un petit tambour, ne se fait pas prier pour donner la réplique ! A ses côtés, les parents du Plessis l’accompagnent et s’en donnent à cœur joie.
L’arbitre siffle la fin de la 1ère rencontre et le Plessis s’apprête à affronter le vainqueur : Cagnes qui s’est imposé 2/0 face à Firminy.
L’US Cagnes, dans l’euphorie du 1er match, remporte le 1er set ; Plessis résiste en gagnant le 2e mais s’incline finalement au tie-break. Une grande déception se lit sur le visage des robinsonnais mais le souvenir de l’élimination de l’an passé au dernier tour leur redonne des ailes et une motivation sans faille.
C’est ainsi qu’ils s’imposent 2/0 contre Firminy et pour la 1ère fois de la saison, laissent éclater leur joie comme il se doit. Il faut dire que l'attitude inqualifiable du public de Firminy avait fait monter inutilement la tension de nos jeunes.
Quant à moi, entre deux électeurs, je suis en ligne directe avec Chantal qui me tient informée set par set … Lorsque j’apprends leur qualification, j’explose de joie et dois faire preuve d’une concentration surhumaine pour retrouver une attitude sereine, digne d’un fonctionnaire tenant un bureau de vote …
ET DE SIX …
Le rêve des p’tits cadets robinsonnais est atteint : ils se rendront à Castres disputer les phases finales de la Coupe de France où les 8 meilleures équipes de France se retrouveront. ENORME …

De retour à la maison , un seul objectif pour les parents : organiser le voyage à Castres. Internet est de nouveau sollicité avec une priorité : se trouver un hébergement au plus vite. Alors, c’est la valse des mails entre parents puis des réservations à l’hôtel pour certains et en gîte pour d’autres.
Se pose ensuite le problème du transport : là encore, nous nous contactons pour tenter de trouver la formule la plus économique et de partager si possible les voitures.
Puis vient le temps des préparatifs « phases finales » …
Les jeunes (qui veulent faire leurs beaux gosses) aimeraient bien un 2e jeu de maillot et short. Alors, Chantal se met à l’œuvre et la commande est passée (mais ce n’est pas le club qui paie … pas de jaloux !).
Parallèlement, nous souhaitons que les jeunes puissent offrir un cadeau à chaque adversaire alors chacun se met à la chasse au trésor ; c’est ainsi que nous réunissons stylos, porte-clés, sacs à dos, T-shirts d’entraînement, blocs-notes, … Gilles prépare des autocollants à l’effigie du club tandis que Jean-Marc, Patrick M. et Pascal se chargent du matériel des supporters (grosses caisses, drapeaux, tee-shirts du club, …).
Martin, de son côté, regroupe ses troupes pour une ultime préparation et programme quatre entraînements spécifiques où tous les jeunes se mobiliseront. Et nous, nous prions encore pour qu’aucun d’entre eux ne se blesse, leur adressant recommandation sur recommandation !

Le mercredi 30 avril , veille du week-end J, tout est fin prêt (même Picatchou) et il ne reste plus qu’à charger les bagages et à partir pour Castres, l’équipe en train et les supporters en voiture.
Destination Gare d’Austerlitz ou autoroute A10, A 71 puis A20 et c’est parti pour de nouvelles aventures …

Je terminerai volontairement ce petit récit (!!!) à ce stade de la compétition. En effet, Patrick M. a si bien conté les phases finales que je n’ai plus rien à ajouter …
N’étant pas volleyeuse, je n’ai pas abordé l’aspect sportif de la compétition ; je n’ai pas non plus cité de joueurs en particulier car chacun a joué son rôle tout au long de la saison et a contribué à cette belle réussite.
Enfin, désolée pour la longueur de ce texte mais raconter une saison sportive en quelques lignes, pas possible !

Un énorme merci à tous les passionnés qui nous ont permis de vivre ces moments inoubliables et une aventure sportive et humaine exceptionnelle qui restera gravée dans nos mémoires.
Nous ne pouvons citer tout le monde mais nous pensons naturellement à Serge, à Martin, aux entraîneurs et joueurs qui ont participé à la préparation des cadets, à Lilou, aux bénévoles du Plessis et des autres clubs qui nous ont reçus, aux marqueurs, aux gardiens de l’Omnisports, à nos partenaires, au mécène qui a doté les jeunes d’un superbe jogging aux couleurs du club, à la Société Colas qui a sponsorisé l’équipe cadets pour ces phases finales, aux supporters (parents et autres), ….

Bravo à l’équipe car finir 3e meilleure équipe de France, c’est tout simplement formidable.

Rendez-vous à l’année prochaine pour de nouvelles aventures …

ET ALLEZ LES JAUNES, ALLEZ LES NOIRS ET VIVE PLESSIS.

Jocelyne