Le volley-ball est une activité sportive où les équipes évoluent sur des surfaces de jeu différentes. Le joueur n'a pas d'adversaire direct qui l'empêche de prendre part au jeu. Cette caractéristique de l'action devrait donc aider le joueur à être plus disponible aux tâches à exécuter.
En réalité, c'est tout le contraire qui se produit. Le joueur est confronté à un manque de stimulation. Il devient spectateur face à l'action qui se déroule. Trop souvent le travail collectif sur le terrain est réduit à des dispositifs, des schémas tactiques qui donnent à ce travail un caractère statique. Au contraire, l'efficacité d'une équipe s'évalue par la richesse de ses mouvements collectifs où tous les joueurs participent à l'action qui se déroule et où chaque joueur assume une tâche.
Ces mouvements collectifs se caractérisent par une continuité d'action ininterrompue lors du passage d'une phase de jeu à l'autre. Cette continuité d'action repose sur la gestion du jeu sans ballon, qui touche deux grands volets: le soutien du joueur sollicité par le ballon et le repli défensif lors du passage du ballon dans le camp adverse. Les mouvements reliés au soutien du joueur sollicité par le ballon sont de toute première importance. Ils assurent à chaque joueur une participation à l'action d'interception et les aident à mieux effectuer la transition d'une phase à l'autre.
De spectateur, il devient acteur. Il n'est jamais immobile. Ses pieds sont toujours en mouvement. Mouvement...mouvement...telle est la dynamique du travail collectif un travail de collaboration, un travail d'appui ou de soutien. En conclusion, si tous les joueurs du PRVB deviennent acteurs, les équipes adverses n'auront qu'à bien se tenir.
Damien